L’Observatoire Société et Consommation
Retour de la valeur d’usage
Et si les nouveaux comportements des consommateurs étaient une lueur d’espoir pour l’économie des années à venir ? Un thème de réflexion mené par l’OBSOCO (L’Observatoire Société et Consommation) créé à un moment critique de l’histoire de la société de consommation et du capitalisme. Pour répondre aux besoins des entreprises et des organisations, Nathalie Damery, Philippe Moati, Robert Rochefort et le groupe Xerfi ont créé L’OBSOCO. Il ne s'agit pas d’un institut d’études de plus a déclaré Philippe Moati (professeur agrégé d'économie à l’Université Paris/Diderot, ex-Crédoc). Le credo de l'OBSOCO consiste à aider les entreprises à s'inscrire dans un nouveau modèle économique, celui de la réduction du gaspillage, de l'optimisation de la dépense, de la qualité et de la consommation utile.
« Nous assistons à l’avènement d’une économie davantage centrée sur la fourniture d’effets utiles que sur la seule production de biens. Nous devons aider les entreprises à s’inscrire dans un nouveau modèle économique » souligne Robert Rochefort, économiste et sociologue, ex-directeur du Credoc et depuis 2009 député européen « nous entrons dans une nouvelle étape de la société de consommation fondée sur le retour de la valeur d’usage ».
Si la thématique de la « sobriété joyeuse » semble particulièrement difficile à tenir dans le contexte actuel de sinistrose et de tensions sur le pouvoir d’achat, celle de la réduction du gaspillage, de l’optimisation de la dépense, de la qualité, de la consommation « utile » peut bénéficier d’un accueil favorable. Paradoxalement les temps qui viennent ouvrent une fenêtre d’opportunité pour la mise en place d’un modèle de consommation contribuant au socle d’un régime de croissance renouvelé, davantage centré sur le bien-être des populations et le respect des contraintes environnementales.
L’enjeu majeur pour réussir cette transition semble devoir résider de la capacité à passer d’une logique de pouvoir d’achat à une logique de pouvoir d’usage, en faisant des effets utiles l’objet de l’activité productive et le cœur de la relation marchande.
Dans son dernier livre, La nouvelle révolution commerciale, Philippe Moati, professeur agrégé d’économie à l’Université Paris/Diderot, aborde le passage d’un commerce principalement concentré sur l’efficacité dans l’écoulement des produits selon une logique industrielle de masse à un commerce davantage axé sur les services. « Le commerce opère un retournement fondamental. Il passe d’une orientation/produit à une orientation/client. Alors qu’il fonctionnait selon une logique descendante, consistant à acheminer les produits des usines jusqu’aux consommateurs, il s’oriente désormais vers un mode de fonctionnement ascendant visant l’apport de solutions pertinentes aux problèmes de consommation des clients. Au final, c’est le dépassement du commerce au sens ordinaire qui semble se jouer ». Philippe Moati tente de donner du sens au bouillonnement qui règne dans le secteur du commerce et plus généralement, sur les marchés de grande consommation. Il essaie de se projeter dans l’avenir.





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