S'abonner à la newsletter de Cuisign & Aquadéco

Toutes les nouvelles du marché de la cuisine & de la salle de bains
Joomla : cuisign-news.com

L'édito de Avril/Mai 2012

Écrit par Maris-José-Nicol, rédac-chef on 24 Janvier 2012. Posted in Edito

marie-josé nicolLa  Dame de Fer et les classes moyennes

Margaret Thatcher est la première femme à avoir dirigé le Parti conservateur, et la seule femme Premier ministre du Royaume-Uni, de 1979 à 1990. Arrivée au pouvoir dans un pays en situation d’instabilité, Margaret Thatcher redressa l’économie au prix de réformes radicales. Effectuant le plus long mandat, sans interruption, de Premier ministre au Royaume-Uni depuis le début du XIXe siècle, elle est devenue par sa personnalité autant que par ses réalisations, la plus renommée des leaders politiques britanniques depuis Winston Churchill. Sa politique économique, fortement influencée par les idées issues du libéralisme économique, fut marquée par d’importantes privatisations, par la baisse de la pression fiscale, la maîtrise de l’inflation et du déficit et l’affaiblissement des syndicats. Margaret Thatcher accorde une grande importance aux valeurs victoriennes du travail, de l’ordre, de l’effort et de self-help, qu’elle reçut dans son éducation. Mais cela ne l’empêche pas d’être une femme très contente de retrouver le soir après de dures journées de travail, son mari et meilleur soutien : Denis.


- Bonsoir, chérie. Comment cela s’est-il passé aujourd’hui ?
- Oh épouvantable ! Encore une dure séance à la Chambre.
- Quel en était le thème ?
- Le pouvoir d’achat des classes moyennes, que l’opposition m’accuse d’avoir ruinées. D’ailleurs, les médias n’arrêtent pas de faire de la surenchère sur ce thème. Ils prennent comme exemple la France dont nous suivons le chemin.
- Et comme nous sommes en période électorale, cela ne s’arrange pas.
- 46 % des Français considèrent que leur situation s’est dégradée.
- Positivons, il y en a donc 54 % qui sont contents.
- Non, seuls 33 % considèrent que leur situation s’est améliorée et 21 % pensent qu’elle est restée stable. A noter encore une contradiction : les sondés jugent leur situation personnelle meilleure que celle de leur pays. Ils sont 60 % à la trouver satisfaisante. Pour leurs voisins de palier tout va mal, mais eux, plus malins sans doute, s’en sortent.
- Là encore, il faut voir l’influence des médias qui n’arrêtent pas de ne leur seriner que les mauvaises nouvelles !
- Tel est particulièrement le cas en France. Ce pays est le troisième européen à connaître le taux de croissance par ménage le plus élevé : 21,9 durant les 10 dernières années, derrière l’UK et le Portugal.
- Certes, mais il faut corréler ces chiffres à l’inflation pour voir la véritable évolution du pouvoir d’achat.
- Nous sommes bien d’accord. Toujours sur 10 ans, le pouvoir d’achat des Français a augmenté de 3,4 %. C’est la troisième croissance européenne. La première étant l’Espagne (dont les 5 premières années de la décennie ont été très fastes) et la deuxième, l’UK.
- Et l’Allemagne, le modèle de l’Europe ?
- Pas terrible, la baisse du pouvoir d’achat en 10 ans est de 2,1 %, elle se situe bien après le Portugal (en hausse de 2,3 %). Il faut bien reconnaître que si l’Allemagne réussit très bien ses exportations, son marché intérieur n’est pas à la fête !
- Alors pourquoi les Français pensent-ils que leur pouvoir d’achat est en baisse ? Voilà une énigme que le Sherlock Holmes politique que tu es devrait pouvoir résoudre.
- Il existe deux raisons à ces apparentes contradictions. La première réside dans le fait que si le pouvoir d’achat a beaucoup augmenté entre 2000 et 2005, il a effectivement baissé les 5 années suivantes (- 1,2 %). A noter que la moyenne de l’Europe de l’Ouest est à zéro de croissance. Mais cette baisse est assez faible et n’explique pas tout.
- Alors, explique, je meurs d’impatience.
- Certes, il y a la hausse du prix des logements liée à celle de l’immobilier, mais ce n’est pas le plus important. Le phénomène qui pèse le plus sur les ménages, ce sont tout simplement les dépenses liées à la téléphonie, Internet, etc. Elles sont devenues des dépenses contraintes.
- Alors quelle est la solution que tu proposes ?
- Écoute, j’ai encouragé la venue d’un 4e opérateur qui a flanqué un grand coup de pied dans la fourmilière de la téléphonie.
- Cela va-t-il suffire ?
- L’avenir nous le dira. Mais si le forfait téléphonie baisse ne serait-ce que de 10 euros, cela fait presque 600 millions d’euros que nous réinjecterons dans le pouvoir d’achat (car il y a environ 60 millions d’abonnements en France y compris le multi-équipement). Ce n’est pas si mal.
- De plus, comme nos voisins, nos concitoyens ont largement tendance à investir dans la maison, voilà une excellente nouvelle pour nos lecteurs. Donc le moral des Français va remonter.
- Il n’était pas si bas, puisqu’ils sont tout de même 56 % à considérer que leur situation matérielle est meilleure que celle de leurs parents.
- En revanche, ils sont plus inquiets pour leurs enfants et c’est pour cela qu’ils investissent dans l’éducation.
Enfin, c’est vrai, il n’y pas vraiment de quoi être pessimistes, mais tu connais l’adage, les gens heureux n’ont pas d’histoire…

Commerce ubiquitaire


logo mobilium
brico
conf

La newsletter de Cuisign & Aquadéco

Toutes les nouvelles du marché de la cuisine & de la salle de bains
Joomla : cuisign-news.com